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Les Utopistes sont parmi nous…

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Rien d’étonnant à ce que l’on retrouve les œuvres de Claude Nicolas Ledoux gravées sur le monument des Droits de l’Homme à Paris lorsqu’on sait le rôle joué par feu *Pierre Plantard, dans le choix des symboles et autres illustrations magnifiant l’édifice alchimique et maçonnique. Fils spirituel de Paul Le Cour, autre utopiste, M. Plantard aura tenté d’exprimer tout au long de sa vie, une volonté puissante de révolutionner un monde à la dérive, de le guider, le transformer afin d’aboutir à la cité idéale : une nouvelle Atlantide surgissant des eaux en ce début de l’ère du verseau.

 

Quelle surprise de découvrir par le plus grand des hasards (…) un dessin illustrant une ville imaginaire, calquée sur certains bâtiments imaginés par Claude Nicolas Ledoux à l’intérieur du livre « Necronomicon », écrit par le célèbre auteur d’ouvrages fantastiques, pour ne pas dire de fantastiques ouvrages : Howard Philips Lovecraft.

 

Eh oui, à l’instar de Claude Nicolas Ledoux, Lovecraft était un Utopiste (dont le roman « Le Temple » fait allusion directe à l’ancienne Atlantide). Mais avant de bâtir la cité parfaite, atlantéenne, il nous faut retrouver ce paradis perdu. S’élever, se purifier, tel l’alchimiste, afin de réveiller le Graal, cette lumière/connaissance divine qui sommeille en nous. Telle est la clé permettant l’accès à l’immortalité, au monde blanc de Thulé. Contribuer ainsi à la renaissance d’une noble race de surhommes (nietzschéens) au sein de Shamballa, cité idéale.

 

Tout cela semble bien utopique…

 

* Au cours du mois d’août 2016, Gino Sandri me confiait qu’il avait été orienté vers la symbolique du monument des droits de l’homme par Pierre Plantard. Rencontre mémorable avec Gino Sandri, accompagné de mes amis Christian Doumergue, Tony Baillargeat, Salma et Gilles.

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Rencontre avec Bérengère de Bodinat autour de son livre : « Les anges ne meurent jamais »

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Suite à la perte de son enfant, Bérengère de Bodinat nous livre un témoignage éclairé à travers son récit ; celui d’une mère en quête de réconciliation avec le monde qui l’entoure, avec elle-même aussi. Du déni à l’acceptation de la mort, l’écrivaine évoque son parcours tumultueux, jalonné de doutes, de peurs mais aussi d’espoir. « Les anges ne meurent jamais » est un livre- phare qui éclaire et guide les parents endeuillés. Avec cet ouvrage, l’auteur entrouvre une porte sur une dimension parallèle où règnent l’amour et la lumière…

 

Bérengère de Bodinat, au début de votre histoire, vous évoquez le souvenir d’une enfance magique, pieds nus sous le soleil des Antilles, à la recherche de goyaves (et probablement aussi de quelques fruits, tels que prunes de cythère au goût si particulier, mangues ou quenettes).

 

Dès lors, votre bonheur de petite fille se résumait-il à ces instants de plaisir, tels la saveur d’un fruit antillais, la chaleur d’un rayon de soleil sur la peau, plage des salines, ou encore un de ces délicieux « Floup », bien connu des jeunes martiniquais ?

 

BdB : « …mes instants de bonheur étaient la sensation d’émerveillement d’habiter un monde magique, qui me reliait à l’essence même des choses. Que ce soit le goût des fruits, l’éclat du soleil sur les hibiscus que je mangeais aussi avec gourmandise, les odeurs étourdissantes, la nature me diffusait une sensation immense d’éternité. Je faisais partie d’un Tout, mystérieux, fascinant, joyeux.

Les floups, ces délicieuses glaces à l’eau,  nous les appelions alors les frozens, je ne sais pas pourquoi. Je les avais oublié mais le souvenir est remonté. Les floups étaient un plaisir, les autres sensations me reliaient au divin.

 

 

 

 

 

 

 

Au fil des années, le soleil des Caraïbes va peu à peu se voiler. Vous êtes revenue en France où vous êtes née, vous avez découvert que ce côté mystérieux et magique du monde est rarement partagé. Dés l’adolescence, vous commencez une véritable quête des vérités cachées, jusqu’au moment où, en quête de « plénitude », et aussi d’initiation, vous décidez d’entreprendre un voyage au long cours. Le périple amorcé, les rencontres vont s’enchainer. Mais bientôt, force est de constater que le Bonheur se dérobe sous vos pieds, et cela, jusqu’au terme de l’aventure. « …les rencontres sont belles mais l’essentiel s’échappe à l’infini ». »…je vois tout mais ne saisis rien ».

Bien plus tard, au moment de la naissance de vos enfants, vous comprendrez que le véritable bonheur est intérieur, qu’il s’agit d’un « état d’esprit » insaisissable sur les routes du globe terrestre. Le premier pas est donc franchi sur le chemin de la délivrance intérieure avec la naissance de Prunelle, puis celle d’Adrien. « Avec eux je retrouve le paradis perdu ».

 

Selon vous, l’Amour noble et pur d’une mère pour ses enfants, peut-il être défini comme une clé permettant l’accès au Bonheur ?

 

BdB : « … l’Amour est la clé de la vie, une ouverture du cœur. Lorsque le cœur s’ouvre, il s’ouvre à toute la beauté du monde, aux vibrations les plus subtiles comme aux plus puissantes. Il nous relie à l’infini, au cosmos, à nos origines stellaires. Ce n’est pas le bonheur que je suis partie chercher sur la route des Indes, c’est la signification de la vie, une  introduction aux autres dimensions, un moyen de me reconnecter au divin de mon enfance d’une certaine façon. Je croyais alors chercher la connaissance, ce qui était le cas aussi, mais je réalise maintenant qu’au fond de moi je voulais retrouver la merveilleuse énergie que j’avais vécue enfant. Et oui, c’est à la naissance de mes enfants que, dans cette fusion d’amour immédiate, j’ai retrouvé cette dimension perdue, et la sensation du bonheur.

Les anges ne meurent jamais est une histoire d’Amour. Une histoire qui paraît triste au commencement, mais qui très vite délivre un message d’espoir et de sérénité. La possibilité du bonheur au-delà de la séparation et de l’absence.

Une histoire qui, à travers l’Amour entre un enfant et sa mère, contient des clés de compréhension de l’autre monde, et de la façon dont l’âme poursuit son chemin dans l’invisible après ce passage que l’on nomme la mort, et qui est en réalité une renaissance ailleurs.

 

 

 

 

 

Votre maison familiale se situe au cœur de la bourgogne, à proximité du célèbre parc du Morvan. C’est un endroit où se rassemblent régulièrement les membres de votre famille, mais aussi le théâtre d’un drame : celui du passage de votre fils Adrien « de l’autre côté du miroir », dans cet « envers » du décor tridimensionnel qui est le nôtre…

 

Pourriez-vous définir ce plan terrestre dans lequel nous évoluons et celui de l’entre-deux mondes auquel vous faites allusion dans votre livre ?

 

BdB : « …Au-delà de ces deux plans, la réalité est infiniment plus complexe. Nous évoluons sur cette Terre, dans notre incarnation, sur un plan de troisième dimension. Nos perceptions y sont généralement limitées à nos cinq sens. On a omis de nous dire, je dirai même que l’on a voulu nous cacher que nous possédons des sens supplémentaires, tels ceux de clairvoyance, ou  clairaudience, vision à distance, guérison, etc…qui permettent à ceux qui les ont développés d’accéder à d’autres dimensions.

L’entre deux mondes est ce qu’on appelle aussi le monde de l’astral. C’est un espace intermédiaire entre notre troisième dimension et les mondes de lumière où doit monter l’âme pour continuer son chemin. Il y a un nombre infini d’ « ombres » ou d’entités dans cet espace, très proche du nôtre. De nombreux défunts, ne comprenant pas qu’ils sont sortis de leur corps, qu’ils sont dans la transition entre les mondes, s’accrochent à notre dimension. Cela pour de nombreuses raisons, inconscience, peur, haine, lien d’amour trop fort avec ceux qui sont restés sur Terre, les raisons peuvent être multiples pour que l’âme, au lieu de s’élever vers les plans supérieurs, s’accroche au nôtre. Et devienne une âme égarée à travers le temps. Dans sa tristesse et son désarroi, elle cherche souvent de l’aide pour comprendre ce qui lui est arrivé – parfois des générations avant – sortir de son errance et monter enfin vers les plans de lumière. Le travail des « passeurs d’âmes » est très important, car ces âmes sont dans de très basses vibrations qui affectent le champ énergétique de la Terre. Au moment où elles passent dans la lumière, elles vivent une libération et une joie profonde qui en élèvent puissamment l’énergie.

 

 

 

 

 

 

 

Au sein de votre demeure bourguignonne se côtoient la vie et la mort, mais c’est également un lieu où vous avez vécu des évènements extraordinaires, notamment lors de cette nuit passée dans ce fameux grenier (aménagé par l’ancien propriétaire et écrivain : Jules Roy). Ainsi, au beau milieu de la nuit, une chouette blanche fît son apparition à la lucarne, tapotant du bec contre le carreau afin de vous interpeller et calmer vos angoisses. Vous précisez d’ailleurs, que cette chouette était une messagère d’Adrien.

 

 

Pensez-vous qu’il puisse exister une communication avec des proches disparus, par l’intermédiaire de certains phénomènes (aiguilles de l’horloge qui tournent à l’envers durant trois jours) ou s’agit-il d’une déformation de la réalité, une volonté de voir un signe là où il n’y a qu’une simple coïncidence entre deux évènements (moyen de se protéger ou calmer ses angoisses inconsciemment suite à un évènement traumatisant) ?

 

BdB : « …Je sais que cette communication existe, je l’ai vécue. Mais ce n’est pas un scoop, la communication avec les morts existe depuis l’aube des temps, et depuis quelques dizaines d’années nombreux scientifiques, médecins ou prêtres en ont recensé les preuves. Ils ont écrit des livres passionnants qui démontrent à travers des études et des protocoles rigoureux que ceux qui sont partis de l’autre côté peuvent nous envoyer des messages et que nous pouvons communiquer avec eux. Je me suis moi-même posée la question en recevant des signes d’Adrien, était-ce mon imagination ? je me suis remise en cause. Quand je recevais un signe, je demandais qu’il soit confirmé par un autre signe. Et il l’était, comme je  le raconte dans mon livre « Les anges ne meurent jamais ». Parfois le signe se suffisait à lui-même,  une horloge qui pendant trois jours tourne à  l’envers, c’est matériellement impossible, si ce n’est une intervention de l’au-delà. Dans ce domaine, il faut lire le dernier livre de Stéphane Allix, « Le test. Une expérience inouie, la preuve de l’après-vie ».

La nuit où je me tourmentais à l’idée qu’Adrien était seul dans l’obscurité et le froid et qu’il m’appelait, lorsque j’ai senti sur ma main une caresse, j’ai su que c’était Adrien qui venait me rassurer, me faire comprendre qu’il n’était pas dans sa tombe, mais ici, là-haut, partout. Et il m’a envoyé cette chouette, une dame blanche qui a ululé longtemps à la fenêtre, une blanche messagère de l’au-delà, comme souvent le sont les oiseaux…

 

 

 

 

 

D’aucuns prétendront que vous avez échafaudé un édifice de façade, refuge protecteur dans le but de supporter l’insurmontable. Pour autant, vous écrivez « Tout est vrai », au sujet de vos visions.

A quel moment avez-vous ressentie la présence d’Adrien et comment avez-vous perçu son « existence » dans le phénomène du songe ?

 

BdB : « …Bien sûr, il y aura toujours ceux qui douteront et qui trouveront une explication psychologique ou psychanalytique à ce genre de phénomènes. En ce qui me concerne, quand je dis « tout est vrai », c’est que tout s’est déroulé exactement de la façon dont je le raconte. Au fur et à mesure que je le vivais. J’ai d’abord perçu le passage, l’ascension d’Adrien dans un autre monde quand j’ai fermé les yeux pour le « regarder » au moment de sa mort, et que je l’ai perçu montant au ciel comme une flèche de lumière. Ensuite j’ai senti sa présence sans le moindre doute quand il est venu me voir en rêve, quand il m’a dit « maman, ne sois pas triste, je suis heureux ici », quand il suffisait que je lui pose une question pour que la réponse se présente à moi, quand sa main est passée sur la mienne « physiquement », que je « savais » qu’il était là, prés de moi et qu’il veillait sur moi. Cette certitude ne m’a plus quittée, il suffisait que je lui parle, parfois que je lui demande de l’aide, pour qu’elle me soit accordée. Mais j’avais une petite expérience de dialogue avec l’invisible : depuis des années je parlais à mon ange, aussi parler avec Adrien m’a paru une évidence. Je parlais mais je n’entendais pas de réponse, je me contentais de scruter les signes, les synchronicités qu’il m’envoyait pour y trouver ma réponse,  de les recevoir comme des cadeaux.

 

 

 

 

Vos derniers souvenirs avec Adrien se situent en bourgogne, au sein même du château de Grésigny, votre résidence familiale. Vous vous remémorez ce week-end où Adrien ne quittait pas vos bras. C’est également dans ce lieu que votre fils « perdra la vie ». Là où s’est matérialisé le « plan divin » qui devait conduire votre enfant à pénétrer dans un univers parallèle, constitué d’amour et de lumière.

A ce moment précis, la perte d’Adrien est un anéantissement, une douleur sans nom, une souffrance vertigineuse. Dans cette chute sans fin, vous parvenez toutefois à percevoir une étincelle d’espoir sous la forme d’une vision : Adrien vous apparait sous la forme d’une flèche de lumière, projetée vers l’immensité.

En vous coexistent le « moi » rationnel, culpabilisant, apeuré, niant la mort d’Adrien et le « soi », sensible, détaché, serein, acceptant l’idée de destinée et donc le sort de votre fils. Deux perceptions pour une même réalité.

 

« Le mental et l’intuition s’affrontent » peut-on lire sous votre plume. Par quel moyen êtes-vous parvenue à gérer cette lutte incessante entre le mental et l’intuition, la raison et l’instinct ?

 

BdB : « …C’est une véritable remise en cause. J’étais écartelée entre la raison, les critères dont la société et l’éducation m’avaient nourrie, et mon intuition qui les a toujours récusés. J’avais tellement envie que cette présence et ces messages lumineux soient réels, et si peur qu’ils ne le soient pas. Je crois que le combat réel était entre d’une part la foi, la confiance et de l’autre le doute, la peur de l’illusion. Le mental doute, l’intuition rayonne la foi. Adrien m’a donné trop de signes pour que je puisse douter longtemps. Il m’a guidée vers l’évidence de sa présence dans une autre dimension.

 

 

 

 

 

Selon vos convictions, Adrien (tout comme Raphaël…) était une âme passagère, dont l’existence terrestre était programmée pour sa brièveté. Une destinée toute tracée, en somme, peu importe le rôle de chaque membre de votre famille le jour de sa disparition, sa vie devait à l’évidence, prendre fin, d’une manière ou d’une autre.

 

A ce sujet, pouvez-vous nous détailler ces visions d’eau et de feu étroitement liées au départ de votre enfant, et ce choix du libre arbitre laissé à Adrien concernant sa propre fin de vie ?

 

BdB : « …J’étais loin de lui, dans ces iles grecques où sans le comprendre je vivais déjà l’infinie douleur de la séparation, lorsque j’ai reçu deux songes. Dans le premier j’étais sous une eau claire et lumineuse, je tenais le talon d’Adrien dans ma main et je le faisais remonter vers une magnifique lumière qui brillait au-delà de la surface. Mon petit garçon souriait et je voyais ses cheveux blonds  bouger dans l’eau. Je me suis réveillée dans une grande douceur, avec une joie étrange dans le cœur. Le lendemain le second songe est arrivé, sombre et terrifiant. Je cherchais Adrien désespérément dans un sous-sol noir et glauque où tournaient des ombres inquiétantes, et  je le retrouvais affalé sur le sol, brûlé. Je l’ai pris dans mes bras avec une tristesse infinie avant de me réveiller en pleurant.  Ces deux songes contenaient un message essentiel :  Adrien devait repartir, renaitre là-haut à l’heure qu’il avait choisie avant de descendre s’incarner dans notre dimension. Ils étaient symboliques des deux possibilités pour Adrien de partir, L’eau dans la lumière, et le feu dans l’ombre. Ils m’ont aussi fait comprendre que même si j’avais fait le geste de baisser l’eau dans les bassins, si j’avais été là et l’avais retenu, il serait parti autrement. Le moment pour lui était venu de repartir, de renaitre là-haut, Il me l’a dit aussi dans une vision. c’était son choix et j’ai appris à le respecter et à le remercier pour son bref mais merveilleux passage sur Terre où il nous a donné tant de bonheur.

 

 

 

 

 

 

 

« Tu crois qu’un jour j’aurai cinq ans ? » Cette troublante interrogation d’Adrien laisse imaginer qu’il avait connaissance, d’une manière inconsciente, de sa destinée tragique. D’autres indices prémonitoires abondent dans ce sens,  comme certains de ses dessins ou bien ce conte pour enfant qu’il appréciait, « Nôar le corbeau ». Plus troublant encore, cette découverte sur le cadran de sa petite montre. Une inscription gravée, comme un rappel à l’heure : « Viva la muerta » (Vive la mort). Message qui lui était destiné autant qu’à vous, puisqu’il vous aiguillera vers une mission bien particulière, celle d’accompagner les âmes égarées, de l’entre-deux mondes vers la lumière.

 

Pensez-vous que chaque individu possède un tracé de vie prédéterminé et que les interactions multiples entre les personnes et leur trajectoire sont nécessaires à leur évolution spirituelle ?

 

BdB : « … Oui je pense que  nous descendons sur Terre, dans la troisième dimension, avec une trame de vie que nous avons choisie en fonction des épreuves et des joies qui nous permettront d’évoluer vers la meilleure version de nous-mêmes. Nous avons ainsi choisi le lieu de notre incarnation, nos parents, notre lignée, notre cadre de vie au départ, et les rencontres qui sont essentielles puisque elles infléchissent notre vie et sont une occasion d’expérimentation de toutes sortes de sentiments positifs ou négatifs. amour ou violence.. Mais, et c’est essentiel,  dans cette prédétermination, dans cette trame que nous nous sommes choisie, nous gardons notre liberté, le choix des matières,  des couleurs et des formes, afin de créer le dessin de notre vie, notre création. Munis de nos paramètres de départ, nous conservons notre libre-arbitre, nous pouvons choisir soit de grandir dans l’amour et dans la lumière, de regarder le monde avec un regard libre et conscient, soit de nous abandonner à ce que nous imaginons être notre sort, parce que nous ignorons la force qui est en nous.

Adrien portait en lui la prescience de ce qui allait arriver, son lien avec l’eau, ses nombreuses questions sur la mort, « maman, qu’est ce qu’il y a après la mort ? », et je réalise maintenant que j’avais moi aussi l’intuition d’un danger sur lui, que je ne voulais pas voir. Car tous les éléments se sont mis en place pour l’accompagner jusqu’à sa fin terrestre, et les signes pour me préparer à son départ. Une semaine avant mon voyage, il y a eu cet éclair d’effroi alors que je ne le voyais plus, lorsque, sans réfléchir, j’ai couru vers les duvalettes, ces petites douves où on l’a retrouvé inanimé. Et les deux songes m’ont été envoyés pour me dire que cette fin était inéluctable, que son heure était venue. Que je n’avais pas à refaire le passé dans l’espoir fou de le modifier. Le dernier message qu’il m’a envoyé  dans notre dimension terrestre, une énigme qui a traversé le temps pour se retrouver entre mes mains 28 ans plus tard, m’a confirmé la détermination de son âme à partir à ce moment-là. Il me l’a dit.  Il n’avait pas le choix.

 

 

D’étranges coïncidences, voire synchronicités se sont dévoilés au fil de votre existence, telles ces dates qui se succèdent ou se chevauchent. Ainsi, le départ d’Adrien eut lieu un 30 juin et l’arrivée de son frère Alexandre un 29 juin. Adrien et la fille de votre âme sœur Veronica, partagent le même jour de naissance, un 16 octobre.

 

Diriez-vous que ce sont ces détails, ces clins d’œil du destin qui permettent de mieux appréhender le monde, de comprendre le rôle de chacun, même si peu d’entre nous y attachent une attention particulière ?

 

BdB : « …Je me suis aperçue que de nombreuses personnes y attachent au contraire une attention toute particulière. Les dates de naissance en particulier sont porteuses de messages qu’elles pressentent significatifs, sans très bien en sentir la finalité. OUI, nous recevons de nombreux signes pour nous guider sur notre chemin, des réponses à nos questions, des indications de direction, qui nous relient à d’autres dimensions, nous montrent que nous ne sommes pas seuls. A qui posons nous nos questions, nos guides, nos anges, notre soi supérieur ? Quels qu’ils soient, ils nous répondent. A leur façon, souvent très symbolique, par des synchronicités et des signes que nous ne pouvons éluder tant ils sont forts et évidents. Et dans ces moments-là, on ressent de l’amour nous entourer, de l’humour aussi, de la joie. C’est à la fois improbable et évident.

Cette perception des étranges coincidences que l’on nomme synchronicités nous permet de nous ouvrir à une nouvelle conception du monde qui inclut les champs d’énergie et le monde quantique découvert par la physique contemporaine.  Nous réalisons que nous avons accés à cette énergie universelle, où tout ce qui existe est relié et en interaction.

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de mamans se reconnaîtront lorsque, pour soulager les angoisses de votre garçon, vous caressiez son petit front, en lui chuchotant « Tout va bien », comme une litanie, un mantra.

Une béquille psychologique efficace qui oblige à positiver lorsque tout va mal, à l’image de ce chien nommé « Tout va bien » dans le roman noir de Maurice Leblanc « L’île aux trente cercueils ». Dans le même registre, vous affirmez : « La mort d’Adrien a été ma plus grande douleur, et ma plus merveilleuse grâce ».

 

Est-ce à dire que le décès de votre fils vous a aidée à ouvrir les yeux (selon que l’on se positionne en fonction du « moi » ou du « soi ») sur cette face cachée de la mort, du mal et de la tristesse qu’elle engendre chez les proches du disparu ?

 

BdB : « …Le départ d’Adrien, malgré les prémonitions, les messages, a été une absolue déflagration, une déchirure terrible de l’âme qui m’a obligée à me jeter dans une longue recherche de sens. Le sens de la mort. Pourquoi un enfant de quatre ans et demi doit mourir, où va t-il, d’où viennent ces messages qu’il m’envoie, en quel monde est-il arrivé. Il me disait : « ne pleure pas, maman, ici je suis heureux, je joue dans la lumière. » Et j’avais beau le croire, l’imaginer, cela ne soignait pas la douleur de l’absence. Je lisais tous les livres qui parlaient de la vie après la mort, des textes anciens aux livres d’Elisabeth Kubler-Ross, du père Brune, de Patrice Van Eersel et bien d’autres qui me confortaient dans ma certitude que la vie se poursuivait dans un au-delà encore mystérieux. Grâce à Adrien, qui m’a vraiment prise par la main pour m’emmener sur un chemin initiatique, jusqu’à des sphères alors inconnues, J’ai découvert l’interaction permanente entre vivants et morts, la façon dont les uns et les autres s’influencent, se parlent ou comment ceux qui sont partis peuvent nous hanter au sens exact du terme. Et surtout ce que nous pouvons faire pour eux, pour les libérer lorsqu’ils sont perdus dans l’entre deux mondes. Et nous pouvons beaucoup. C’est magnifique.

 

 

 

 

 

 

Votre frère cadet glisse un petit bateau rouge dans les vêtements d’Adrien lorsque celui-ci est allongé, en route pour le grand voyage. Son geste n’a pas été pensé, il a agi sans raison particulière, se laissant guider par son instinct. Pourtant, ce présent riche dans la symbolique, aura peut-être aidé Adrien dans sa traversée de l’océan (de cet « entre-deux monde »).

Il est intéressant de noter l’omniprésence de l’île dans votre roman. Par trois fois vous faites allusion aux îles, comme autant d’étapes cruciales, de balises dans votre vie.

 

Peut-on imaginer un parallèle entre le naufragé découvrant le nouveau monde, bien souvent sous la forme d’une île idyllique dans les écrits d’initiés (Caphar Salama) et Adrien ? Naufragé lui aussi, découvrant dans son ascension l’île des immortels, des bienheureux, où le soleil ne se couche jamais et où la souffrance et la maladie sont inexistantes (Hyperborée), un naufrage dont vous-même avez été victime mais qui vous permettra de découvrir l’île des âmes en paix.

 

BdB : « …C’est vrai, les îles, les bords de mer, sont essentiels dans mon univers onirique, peut-être parce que j’ai découvert la beauté du monde dans l’île de mon enfance, et que la petite fille en moi en a toujours gardé la nostalgie. l’île est restée pour moi longtemps le symbole d’un accomplissement, d’une totalité. Mais pour Adrien, lorsqu’il s’est envolé, cette île s’est transformée en galaxie, en une planète lointaine, Sirius ou Antarès, où il est monté retrouver le lieu d’où il venait. C’est ce que je vois. C’est pourquoi, malgré le fait qu’on l’ait retrouvé au fond de l’eau, je ne l’ai jamais vu comme un naufragé à la recherche de l’île salvatrice, mais comme une Lumière retournant à la Source.

Je sais cependant, maintenant que j’ai exploré l’Entre deux mondes et rencontré de nombreuses âmes égarées, que ces âmes se languissent d’une île de lumière où ils pourraient enfin se reposer  de leur errance. Le symbolisme est puissant.

 

 

 

 

« Doucement il est descendu dans les profondeurs tandis que son âme montait dans la lumière ».

 

Pouvez-vous nous parler de votre voyage intérieur, de ces deux pays d’ombre et de lumière ?

 

BdB : « …Dans ce voyage intérieur, vécu à un moment de grande souffrance, alors que mon esprit était déchiré de mille pensées contradictoires, de doute et de culpabilité que je n’avais même pas la force de regarder, j’ai retrouvé sous une forme symbolique mes oscillations entre l’ombre et la lumière, entre la foi et le doute. Ces deux pays incrustés en moi, ces paysages fluctuants, à gauche mon enfant mort flottant dans le marais sombre, à droite la beauté lumineuse d’une sorte d’Eden, illustraient en quelque sorte le choix que je pouvais faire, soit me morfondre en attachant ma pensée à la mort irrémédiable et à la séparation, soit me tourner vers la vie et la lumière dans lesquels Adrien me disait vivre. J’ai choisi la renaissance.

 

 

 

 

 

« Mille moines, mille religions » dit un vieux proverbe bouddhiste. Lors de votre tentative de reconstitution des faits entourant la mort d’Adrien, vous avez constaté la difficulté de mettre en lumière la vérité, chaque membre de votre famille possédant sa vérité, son propre point de vue. Une vision du monde et des évènements parfois déformés par un filtre de conscience créé de toutes pièces par une somme d’expériences, une éducation, un vécu. Il faut alors apprendre à ôter les masques, les illusions qui altèrent notre perception et qui nous empêchent de « voir », de communier avec « soi ». Le but ultime de l’existence est de purifier son âme, dissoudre son « moi » afin de s’unir au divin et rompre ainsi avec la roue des dualités.

 

Quel masque était le vôtre et comment vous êtes vous libérée de votre égo, source entre autres du sentiment de culpabilité ?

 

BdB : « …Je crois que dés l’origine j’ai eu la grâce d’être connectée avec le divin, ce qui m’a donné une grande force à travers les épreuves de la vie. Je savais ce qui était juste et ce qui ne l’était pas. Je voyais à travers les autres leur être profond. Je discernais tous les mensonges, et souvent je recevais des informations sur la façon dont fonctionne le monde, le pouvoir. C’est pourquoi j’ai vite été une rebelle, j’ai vécu mon adolescence à ma façon, sans accepter une seconde le moule que l’on nous imposait à l’école ou dans nos familles. Je l’ai fait discrètement, sans grands éclats, mais en suivant mon chemin implacablement, en apprenant dans des livres les vraies connaissances dont j’avais soif et que je ne trouvais pas à l’école. Mais l’ego était toujours là bien sûr. Dans ma singularité, je me protégeais et me renforçais en me sentant unique et différente. Le départ d’Adrien, après m’avoir enfermée dans ma douleur, m’a éveillée à la compassion. J’ai découvert chez les autres le reflet de mes propres souffrances, de mes doutes, et je suis à l’écoute de tous ceux qui viennent à moi, souvent après avoir lu « les anges ne meurent jamais ».

Quant au  sentiment de culpabilité dont nous parlons, il a été  factuel, pas inné. Autant l’histoire du péché originel m’a toujours paru une manœuvre de l’Eglise pour prendre du pouvoir sur nous, autant la crainte de n’avoir pas assez donné mon amour m’a dévastée de culpabilité, jusqu’à ce que je comprenne vraiment, avec mon cœur, que ce qui était arrivé à Adrien n’appartenait qu’à lui, que c’était le dessein de son âme, et que je devais l’accepter pour continuer à évoluer avec lui.

Et par dessus tout, le remercier d’avoir été « celui par qui la lumière arrive ».

 

 

 

 

Au cours d’une rencontre avec un clairvoyant, vous apprenez l’existence de Jeanne, votre « ange gardien » ; il est fait état aussi de vos vies antérieures, qui à chaque fois, mettent en scène la perte d’un enfant. Vous évoquez ainsi la possibilité d’existences parallèles simultanées et semblables à travers le temps, où les interactions demeurent possibles.

 

Selon vous, serait-ce une sorte de ramification du « soi » à travers une multitude de « moi » dans notre espace-temps ?

 

BdB : « … Jeanne n’est pas mon ange gardien, elle est une de mes ancêtres qui, ayant aussi vécu la douleur de perdre un enfant, est venue m’accompagner et me servir de guide céleste. En me délivrant son message, en me demandant de repartir dans le passé au moment de la mort d’Adrien, pour dissoudre la pierre noire que j’avais encore dans le cœur, en me disant explicitement que je devais sortir de l’ombre et écrire un livre,  Jeanne m’a mise sur le chemin de l’éveil.

Quant à la notion  d’existences parallèle à travers une multitude de « moi » à travers le temps et l’espace, elle est complexe et rejoint les avancées de la physique quantique. Je crois à la réincarnation, je me souviens comme par flashes de certaines de mes vies. Imagination ou réalité ? j’ai choisi intuitivement, mais très clairement la réalité de l’incarnation. J’ai donc la certitude d’avoir vécu de  très nombreuses vies avant celle-ci. Et brusquement il m’est apparu d’une façon fulgurante que si d’une certaine façon le temps entre ici et les autres dimensions n’existe pas, comme le suggèrent philosophes et physiciens, qu’il est une fabrication du mental, tous ceux et celles que j’ai été, à travers le temps, mais aussi dans les planètes et les galaxies, se retrouvent en un point précis, Ici et Maintenant.

Toutes ces vies seraient en quelque sorte simultanées. Le lien qui existe entre nos âmes forme une toile qui nous réunis dans le même espace-temps. Et de même qu’un défunt mort plusieurs générations avant peut venir assombrir votre vie sans que vous le sachiez, ce que l’on résous dans cette vie a une incidence sur une infinités d’autre âmes du passé, sans parfois que nous en ayons conscience. Je crois par exemple que la psycho-généalogie en soignant les troubles dus à des chaines lésionnelles familiales, n’en délivre par seulement le vivant dans notre dimension mais libère toute la chaine familiale qui a subi ce traumatisme à travers le temps.  Nous sommes tous reliés. N’y a t-il pas une phrase du Christ qui dit : « Ce qui est délié sur la Terre sera délié dans le ciel. » ?

Ainsi vivons nous, sans le savoir, d’extraordinaires résonnances qui défient le temps et l’espace. Nos pensées sont créatrices, nos peurs aussi. Si nous restons centrés sur ce qui donne de la joie et de l’amour autour de nous,  nous soignons ce monde en chaos. Je crois en la Contamination de la Lumière.

 

C’est un grand mystère et une profonde magie.

 

 

Bérengère de Bodinat, je vous remercie pour cet entretien que vous avez eu la gentillesse de m’accorder.

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Quid de la sécurité des animaux au sein des parcs dijonnais ?

Depuis plusieurs années, les parcs animaliers à Dijon (parc du drapeau/parc de la colombière) sont régulièrement visités par des individus qui n’hésitent pas à commettre des actes délictueux envers les animaux (moutons, chèvres, biches, poules, etc…) sans réaction de la mairie.

Une nouvelle fois cette semaine, nous apprenons par un salarié dijonnais du département « espace vert », le vol d’un petit ovidé, arraché à sa mère par des « sauvageons ».

Une nouvelle et énième affaire qui ne semble pas faire réagir les services chargés de l’encadrement et entretien des bêtes.

La solution est pourtant simple : des clôtures adaptées, hautes, rigides, aux barreaux rapprochés (le CREPS de Reims en avait d’ailleurs fait l’acquisition pour pallier aux visiteurs nocturnes, qui utilisaient sans autorisation de la direction, les différents équipements sportifs) comme on peut en voir à quelques dizaines de mètres du parc du drapeau, le long du « Bâtiment FO »… Cela permettrait d’éviter l’escalade de la clôture et le jet de pierres à travers ses barreaux !

Si la mairie dijonnaise n’est pas capable d’investir et d’engager les moyens nécessaires à la protection des animaux présentés aux visiteurs, celle-ci devient, indirectement, complice et même instigatrice des délits perpétrés à l’intérieur des parcs dédiés aux bêtes. Celles-ci, non protégées, ne sont en effet plus des attractions mais des appâts pour leurs bourreaux.

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Le Secret de l’île aux trente cercueils

Etude autour du livre de C. Doumergue : « Le Secret Dévoilé »

 

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« CORPUS EQUI » Entretien avec Diane Ducret

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« Le Dernier Amour d’Arsene Lupin » décrypté…

http://www.portail-rennes-le-chateau.com/dernier-amour-lupin.html

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J-1 avant la fin d’un cycle solaire (en lien avec le « grand alignement ») !

Eh oui, la fin du monde actuel est programmée pour demain selon certaines sources d’information douteuses relayées par des médias peu scrupuleux. A l’évidence, il existe aujourd’hui un scénario apocalyptique de faim dans le monde (en rapport avec la surpopulation mondiale) dont personne ne semble se soucier. Un indice ? Arte propose ce soir l’excellent film de Richard Fleisher : « Soleil Vert » (Grand prix du Festival d’Avoriaz 1974). Une fiction qui pourrait devenir réalité d’ici un siècle ou deux !

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Ne vous interrogez plus sur le désir d’avenir de M. Montebourg auprès de M. Hollande !

Au dela de toute convoitise de ministère, c’est bien (à mon avis) l’alliance secrète anti-DSK qui fût à l’origine du soutien d’A. Montebourg à la candidature de F. Hollande…

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Bref, moi ce Kho j’en dis…

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html?vid=510560

 

 

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Tant va la cruche à l’eau…

Les anglais (libéraux) décident d’alléger la taxe sur les carburants en compensant par une hausse de taxation sur les bénéfices des compagnies pétrolieres. En France, notre gouvernement refuse la technique car selon les dires de Xavier Bertrand, cela nuirait au pouvoir d’achat des français… En fait, il tente maladroitement un raccourci qui consiste à dire : « Puisque le poids de la dette pèse à hauteur de 18.000 euros sur les épaules de chaque français, il ne serait pas convenable de l’alourdir davantage ». Or, ce raisonnement habile est tronqué et les français sauront s’en souvenir d’ici un an… Total, les automobilistes continueront de (se faire) rouler plein pot en alimentant la pompe à fric élyséenne… Super !

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    remondiere

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